Djam À L’EXPRESSION “Mon album sera teinté de groove africain”

Il s’est produit avec sa nouvelle formation au chapiteau du Hilton, dans le cadre de
l’évènement Well Sound by Djezzy où il a présenté les nouveaux morceaux de son prochain album, mais aussi quelques tubes de l’ancien cru. C’est une musique bien chaleureuse, entraînante et ouverte sur le monde qu’il a présentée au public, dont son fameux morceau Dinar qui a cassé la baraque. Gageons que son aventure en solo prendra vite son envol…

L’Expression: Vous venez de quitter le groupe Djmawi Africa et vous vous êtes lancé en solo…
Ahmed Jamil Ghouli:
 L’idée de quitter le groupe est venu en 2015 quand je me suis installé en France pour des études, un master en musicologie. J’ai rencontre plein de musiciens là bas et j’eu l’idée de collaborer avec des musiciens d’autres nationalités, j’ai voulu m’essayer à d’autres styles musicaux en travaillant avec des musiciens différents. A ce moment là, j’ai annoncé au groupe que je voulais faire un projet en solo et j’ai continué à jouer avec le groupe durant toute l’année 2015. Quand tu es sur deux projets où tu as le même poste, on porte deux casquettes, lead vocal et chanteur, ce n’est pas facile à gérer. Donc à un certain moment il a fallu que je leur dise: je finis 2015 avec vous et je me consacre à mon projet en 2016 qui a commencé à prendre forme. J’avais commencé à écrire des textes, faire des compositions. J’ai fait mon préavis d’un an avec les Djemaoui Africa et on a clôturé la tournée «Avancez l’arrière» à Alger et je me suis mis sur mon projet solo à fond. J’ai fait l’abum en deux mois. Car c’était à un moment où j’ai trouvé une certaine forme de liberté d’expression artistique. Je me suis enfermé chez moi et j’ai réalisé un album de 10 titres qui est prêt musicalement. J’ai sorti un single pour donner un avant-goût…

Un morceau bien entraînant, festif et drôle qui s’appelle Dinar..
C’est Dinar effectivement qui passe en ce moment à la radio. J’ai lancé le projet de mon nouvel album avec ce titre qui est vraiment basé sur un rythme alaoui, avec le son d’une grosse guitare électrique derrière laquelle lui insuffle un esprit rock algérien. Il touche la plupart des jeunes Algériens, car il aborde les problèmes liés au mariage etc. Je dis un moment dans la chanson, que le dinar, il en faut pour se marier, mais je le dis toujours avec une touche humoristique. Autour de ça, j’ai lancé un jeu pour faire gagner des places à ce concert, au Hilton. Ce morceau est d’ailleurs disponible, sur toutes les plates-formes digitales. On a tourné un clip et j’ai partagé plein de ses moments, en live sur facebook. Ça a vraiment marché et les gens ont été très réactifs.

Justement on a remarqué que vous êtes très proche de vos fans…
Exactement. je le fais depuis très longtemps. Je me suis attaché à mon public qui est toujours là. Ils sont toujours en attente que je puisse partager quelque chose. Ils attendent les moments de composition, les moments de tournage, de balance. Tout ces moments-là, je les partage avec le public. Il y a vraiment une symbiose avec mon public. Il me laisse des commentaires, me fait des suggestions pour mon travail; du coup je suis devenu très proche de mes fans.

Que pourra-t-on découvrir justement dans ce nouvel album?
Je suis en train de préparer sa sortie à Paris avec une production, il est prêt mais on rentre en studio et résidence le mois prochain. Il va sortir avant la fin 2016. Il a une base très africaine, avec un groove africain. Je me suis basé sur mes influences, les rencontres que j’ai faites en Afrique, le Cameroun, Burkina Faso, le Sénégal. j’ai gardé toutes ces idées que j’ai acquises lors de mes voyages. Les textes sont en grande partie en arabe, certains sont chantés en peul, dialecte africain, ce sont des chansons traditionnelles, que j’ai reprises, réarrangées et harmonisées avec plein de mélodies, des gammes africaines, le tout réajusté ou fusionné avec une musique algérienne. Le défi était de prendre par exemple un morceau de notre patrimoine chaâbi et le jouer avec un groove africain derrière. Vous l’écouterez prochainement sur ma page, facebook. Son nom est Djam. Il sortira en Algérie en premier lieu et en France, il sera en distribution digitale comme l’industrie en France est saturée. On fera un show case, en France et en Algérie. Si tout se passe bien, je viendrai faire une tournée dans toutes les wilayas. Je travaille là-dessus avec mon manager qui est basé en France. On est en train de mettre en place cette tournée.