Djamil Ahmed Ghouli, ex-chanteur de Djmawi Africa, à propos de son nouveau projet musical «Djam» : «La motivation est au zénith !»

Auteur-compositeur et interprète, Djamil Ahmed Ghouli se lance dans une carrière solo, après avoir mis un terme à son aventure au sein du groupe Djmawi Africa. Dans cet entretien, il revient sur son nouveau projet musical, DJAM (naissance du projet, la démarche, la musique), et brièvement sur l’album en préparation, qui sera «Africain» et «urbain».

djamil djamawi

Reporters : Vous avez lancé un nouveau projet musical, Djam, après avoir quitté le groupe Djmawi Africa, dont vous étiez le chanteur. Comment est né ce nouveau projet ? Et qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cette nouvelle aventure ?
Djamil Ahmed Ghouli : L’essence même d’un projet artistique et musical, c’est d’être épanoui et de s’accomplir pleinement dans le travail de création. Je me dois d’être, aujourd’hui plus que jamais, honnête vis à vis de mon public. Après 10 ans de Djmawi Africa, dont je suis absolument fier, je ressens le besoin d’exprimer des idées et des émotions intimes et personnelles. J’ai le désir de développer une relation privilégiée avec un public fidèle qui me donne tant. Je puise ma force de leur amour ; ils ont changé ma vie en recevant positivement le son et les textes que je leur ai proposés ! Je n’avais pas 20 ans lorsque j’ai fondé les Djmawi Africa, entre-temps, j’ai vécu des joies, des peines, j’ai appris, j’ai voyagé, j’ai aimé et ces sentiments peuvent inspirer différemment selon la sensibilité et le parcours de chacun. Des divergences sont apparues ces derniers temps autant dans la forme que dans le fond du projet, mais j’ai respecté mon engagement de boucler la boucle et de défendre jusqu’au bout l’album « Avancez l’arrière ». Les rencontres faites au fur et à mesure m’ont beaucoup stimulé, le niveau d’exécution auquel j’aspire est assez élevé et je souhaite aborder des horizons plus complexes sans vouloir systématiquement négocier les directions musicales et, le cas échéant, céder la mort dans l’âme. En fait, je vis une période très excitante : dans ma tête, c’est un véritable foisonnement que je dois structurer. C’est très positif comme adrénaline telle une nouvelle histoire d’amour, je ne ressens aucune appréhension, la motivation est au zénith !
Pourquoi Djam ? Cela vient-il du diminutif de votre prénom Djamil, de l’expression «jam-session» (session d’improvisation), ou peut-être des deux ?
Djam pour les intimes ! En réalité, c’est le diminutif naturel pour mes amis, le premier cercle de mes proches. Et j’ai eu envie de l’élargir à celles et ceux qui partagent avec moi ce groove qui m’habite, pourquoi pas ! De plus, Jam signifie également un exercice que j’apprécie tout particulièrement et qui a été très formateur. En effet, des jam-sessions à Paris, à Ouagadougou ou à Béni Abbas m’ont toujours grandement influencé !
Cette nouvelle expérience musicale que vous menez est présentée comme étant de «la musique actuelle algérienne». Une expression qui exprime globalement de nouvelles expériences musicales portées par de jeunes artistes, mais vous, comment la définiriez-vous ?
«La musique actuelle algérienne» est l’expression communément admise pour décrire l’expérience d’un son nouveau, celui d’une génération. Evidemment, il est issu de plusieurs fusions et métissages, mais le cachet algérien est indéniable. Le son africain, reggae, gnawa, rock, soul, jazz sont autant de couleurs musicales que j’affectionne et dont je me nourris avec gourmandise. Maintenant, à vrai dire, je ne m’attache pas aux étiquettes : «Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse»… musicale bien sûr !

Vous préparez actuellement un album.
Je vous réserve pas mal de surprises avec cet album solo. Tant au niveau de l’écriture et de la composition que des collaborations. Je me suis entouré d’excellents musiciens avec des vibrations très spéciales. Concernant la direction artistique et l’esprit de l’album, il sera très africain et surtout urbain, et il parlera à la jeunesse algérienne. Parmi les sujets que j’aborderai, celui du mariage (ses difficultés, ses clichés…) avec une touche d’humour bien sûr. Pour le reste, je vous en dirai plus très bientôt, gardons le contact sur les réseaux sociaux en tapant DJAM sur Facebook, Instagram, Snapchat, twitter…. ou sur le site www.djam-djam.com
Vous avez animé deux concerts au Maroc tout récemment. Avez-vous des dates de prévues en Algérie ?
Les deux concerts de Casablanca et d’Oujda ont été comme prévu de formidables expériences. Que ce soit lors du festival ou en version plus jazz, le public a été très chaleureux et ça a boosté notre confiance nous permettant de roder le set de chansons avant de les présenter cet été en Algérie. Il y a une nouvelle belle aventure à vivre ensemble avec les musiciens et le public et on ne va pas s’en priver !

Source: REPORTERS